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Bilan de la trilogie des Rencontres francophones nouvelles technologies et institutions muséales 1998-2000 |
À la fois formation et lieu d'échange de savoirs, l'événement a pris forme autour d'un noyau d'ateliers concomitants, repris sur deux ou trois jours afin de permettre aux participants d'assister à un maximum de présentations. À ces ateliers se sont greffés conférences d'ouverture, séances plénières, Cybermusée®, Place des Technologies et, selon les années, ateliers ou visites in situ, Espace Experts, Espace Affiche et Bourse @fiche, sans oublier quelques événements officiels ou festifs.
Pour arrêter le contenu en fonction des priorités identifiées, des grilles d'analyse ont été développées en collaboration avec des comités scientifiques (ou comités de programme). C'est également avec l'aide de ces comités que les sujets à traiter ont été identifiés et les conférenciers choisis. Pour assurer des contenus représentatifs des différentes communautés francophones, les ateliers regroupaient généralement trois intervenants provenant de trois pays francophones différents - souvent la France, le Québec et la Belgique francophone. Dirigé par un animateur du pays hôte des Rencontres, une importante plage de temps était réservée dans chaque atelier aux échanges avec la salle. Cette structure aura non seulement assuré une meilleure mise en commun des expériences mais aura également suscité les rencontres et favorisé la création de liens de partenariat entre institutions muséales et avec des entreprises. Au total, 213 conférenciers et animateurs ont fourni expertises et conseils dans les différents ateliers au cours des trois Rencontres.
Ces Rencontres sur les nouvelles technologies de l'information et des communications n'auraient pas été complètes sans la possibilité de consultation de productions multimédias. C'est le rôle qu'a joué le Cybermusée ®, un espace non commercial mis à disposition des participants désireux d'explorer cédéroms, sites Internet et bornes réalisés par ou avec des institutions muséales ou patrimoniales. En tout, quelque 470 productions francophones originales y ont été présentées.
Parallèlement, la Place des Technologies a servi de lieu d'échanges entre les participants et les entreprises et organismes spécialisés en muséologie, en muséographie et en productions multimédias. Elle a réuni 68 exposants en trois ans. Vingt-cinq organismes de la France, 31 du Québec et du Canada, 11 de la Belgique et 1 des Pays-Bas ont tenu un stand à la Place des Technologies et y ont fait connaître leur expertise.
Les internautes ont d'ailleurs pu suivre l'évolution des Rencontres de Dijon, de Montréal et de Bruxelles sur le Web. La liste des partenaires, le programme, les projets spéciaux et bien d'autres éléments étaient mis en ligne au fur et à mesure qu'ils devenaient disponibles. Un site témoin sera en ligne sous peu et proposera entre autres certains des textes des conférenciers, les bilans annuels et la liste des partenaires des trois années.
Les Rencontres francophones nouvelles technologies et institutions muséales sont maintenant derrière nous. Elles sont cependant beaucoup plus qu'un souvenir. Les retombées les plus importantes touchent l'accroissement sensible des liens nationaux et internationaux au sein de la communauté muséale francophone. À titre d'exemple, lors des Rencontres de Montréal, 38 % des répondants à un formulaire d'évaluation ont souligné y avoir amorcé des projets de partenariat. En 2000 à Bruxelles, on dénombre un total de 43 projets d'échange d'expertise, de collaborations et d'établissement de relations d'affaires issues de la présence aux Troisièmes Rencontres des 15 participants québécois qui ont déposé des rapports de mission à la SMQ.
En tout, plus de 1 300 personnes ont participé aux Rencontres de Dijon, Montréal et Bruxelles. Nous avons dénombré la présence de 541 Français, 432 Canadiens (la grande majorité étant Québécois), 283 Belges, 26 Suisses et Luxembourgeois et 10 Africains. À ces chiffres s'ajoutent 42 personnes ayant assisté à une visioconférence diffusée en direct à Québec, Montréal et Parentville depuis Dijon en 1998.
Les distances séparant Montréal de Dijon et de Bruxelles constituaient une barrière qu'il fallait surmonter pour maximiser le potentiel de collaborations multilatérales. Dans cette optique, les organisateurs on réussi à aider quelque 96 personnes à assister aux Rencontres. Parmi ce nombre, 16 ont participé à un projet soutenu par l'Agence Québec Wallonie Bruxelles pour la Jeunesse. Ce projet a permis la mise en place d'un groupe de travail bilatéral rassemblant 16 jeunes participants belges francophones et québécois répartis en deux cellules, une mandatée pour effectuer un travail d'analyse comparative sur l'évolution des nouvelles technologies dans le sillage des trois Rencontres et une seconde chargée de réaliser des cyber-reportages en direct lors des Rencontres de Montréal, puis de Bruxelles.
| Société des musées québécois | www.smq.qc.ca | Dernière mise à jour : le 16 novembre 2010 |