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Les suites aux Rencontres nationales en muséologie scientifique et technologique (MUST) au Québec, tenues au Musée de la civilisation, à Québec, les 29 et 30 septembre 1997
Société des musées québécois, Groupe d'intérêt
spécialisé en muséologie scientifique et technologique (GIS-MUST), décembre
1998
Aux acteurs de la muséologie scientifique et technologique du Québec,
C'est avec grand plaisir que nous déposons le premier BILAN DE LA MUSÉOLOGIE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE AU QUÉBEC. Il s'inscrit comme suite logique et attendue des Rencontres nationales en muséologie scientifique et technologique, tenues au Musée de la civilisation, les 29 et 30 septembre 1997.
Le 1er septembre 1998, nous tenions une consultation sur le document préliminaire (juillet 1998) qui nous permettait d'intégrer à cette version d'autres commentaires et précisions, ainsi que de dégager une première priorité d'actions à entreprendre. Puisqu'il s'agit d'un travail à long terme, il est ici important de souligner la nature évolutive de ce document. Notamment, un chapitre sur la recherche et les institutions muséales devrait être annexé prochainement et de nouvelles actions traitées en priorité à mesure que les premières auront été entreprises.
Le présent document est l'aboutissement du travail de plusieurs personnes qui croient au développement des institutions muséales de sciences et de technologies au Québec et qui ont donné de leur temps bénévolement, afin de rendre possible cet instrument de planification et de développement.
Je tiens à remercier particulièrement monsieur Pierre Béland, coordonnateur de la rédaction qui a patiemment recueilli les textes des ateliers des Rencontres nationales, les a réorganisés, a réalisé une synthèse des Écrits significatifs en MUST et a gracieusement rédigé le document qui suit. Le comité de relecture du GIS-MUST, ainsi qu'un comité à la Société des musées québécois (SMQ), y ont apporté des commentaires, des précisions et quelques mises à jour qui en font un outil d'actualité. Nous les remercions sincèrement de leur collaboration.
Anne Charpentier, Présidente du GIS-MUST- décembre 1998
Les suites aux Rencontres nationales en muséologie scientifique et technologique
Lors du congrès annuel de la Société des musées québécois de 1995, une douzaine de personnes, préoccupées par l'état de la situation des institutions muséales québécoises de sciences, de technologie et de patrimoine industriel, décidaient de mettre sur pied le Groupe d'intérêt spécialisé en muséologie scientifique et technologique (GIS-MUST).
À peine deux ans plus tard, plus d'une soixantaine
de personnes répondaient avec enthousiasme à l'invitation du GIS-MUST de faire
le bilan de la muséologie scientifique au Québec [1] et
de tenter de réaliser un plan d'action de ce secteur muséal. L'objectif visé
dans le cadre de ces Rencontres nationales était trop ambitieux :
en moins de deux jours de travail, il était pratiquement impossible de se rendre
jusqu'à l'étape d'un plan d'action. Ces deux journées couplées à un travail
de synthèse nous ont cependant permis de dresser un BILAN assez juste de la
MUST au Québec. Depuis, nous avons également colligé le matériel de base nécessaire
à donner des orientations pour un plan d'action.
Un document synthèse, qui reflète des lieux communs, mais aussi des différences
Ce document s'alimente à plusieurs sources d'informations : il se veut une synthèse des textes préliminaires déposés par les responsables d'ateliers sectoriels tenus dans le cadre des Rencontres nationales, des comptes rendus de ces ateliers, des commentaires émis lors des réunions du comité de rédaction du GIS-MUST, des commentaires d'un comité de relecture de la Société des musées québécois (SMQ), ainsi que des commentaires reçus lors d'une consultation tenue le 1er septembre 1998. Nous avons aussi relu et intégré certains éléments de réflexion provenant de quelques documents qui traitaient de grandes orientations à donner à la muséologie scientifique au Québec.
Autant que possible, nous avons tenu à respecter les textes sources, afin que les divers auteurs se reconnaissent dans ce document. Les comptes rendus des ateliers ont bonifié le document, mais l'ont également nourri d'idées que le lecteur trouvera paradoxales, notamment en regard d'un concept de musée national des sciences et des technologies. En effet, trois conceptions de ce musée ont été mentionnées lors des Rencontres nationales, lesquelles ont volontairement été conservées et confrontées dans ce document : le concept d'une nouvelle institution avec ses collections, des institutions avec mandats nationaux ou des secteurs d'activités à mandats nationaux (par exemples, collections de sciences naturelles, expositions itinérantes, etc.).
Le document fait état des besoins de la muséologie scientifique tels qu'ils nous ont été exprimés. Certains de ces besoins sont propres à un seul secteur de la muséologie scientifique, d'autres sont partagés par tous les types d'institutions muséales scientifiques, d'autres évidemment sont communs à l'ensemble des institutions muséales, toutes catégories confondues. Nous avons tenu, encore ici, à refléter l'expression du milieu, quelle que soit la nature de ses besoins, qu'ils soient spécifiques à la MUST ou partagés avec l'ensemble de la communauté muséale québécoise.
De plus, dans le processus de cueillette d'informations que nous
avions mis en place pour nos Rencontres nationales, quelques institutions
muséales avaient fait des demandes individuelles touchant leur cas particulier.
Dans le texte qui suit, ces demandes individuelles ont été "dépersonnalisées",
mais l'essentiel de leur contenu devrait se retrouver dans la formulation globale
de l'une ou l'autre des actions inscrites à un document de travail constituant
les pistes d'actions.
Vers une politique et un plan d'action en MUST
Le présent document comporte deux sections. Le premier chapitre décrit les fondements d'une politique et d'un plan d'action en muséologie scientifique et technologique au Québec, en rappelant l'importance de ce secteur pour la culture scientifique et technologique et pour l'état d'avancement de la muséologie au Québec. Le second chapitre présente les problématiques qui concernent les institutions muséales de sciences : problématique commune à l'ensemble des institutions muséales de sciences, mais aussi problématiques spécifiques à certains types de collections. Un deuxième document de travail intitulé Pistes d'actions pour le développement de la MUST au Québec est également déposé à la SMQ et consiste en une liste - en partie traitée en priorité - d'actions concrètes proposées par le GIS-MUST, à entreprendre auprès des divers intervenants et paliers gouvernementaux.
Ce BILAN, ainsi que le document de travail intitulé Pistes d'actions pour le développement de la MUST au Québec, deviennent des outils essentiels pour la SMQ qui, dans le cadre d'une table de concertation avec le ministère de la Culture et des Communications, participe à l'élaboration d'une politique muséale. Également, ce même ministère travaille à l'élaboration d'une politique de la culture scientifique et technologique, de laquelle la MUST est un élément structurant de première importance. Sans oublier les autres ministères de qui relèvent présentement certains secteurs de la MUST (ministère de l'Environnement et de la Faune, ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, au provincial et du ministère du Patrimoine canadien au fédéral, etc.) et avec lesquels il sera primordial d'harmoniser les actions.
Enfin, à l'Annexe 1, se trouve la liste des personnes qui ont collaboré à la rédaction du présent document.
[1] Afin d'alléger le texte, les expressions "muséologie scientifique" et "institution muséale de science" incluent les dimensions "patrimoine technologique, industriel et environnemental", à moins que le contexte ne leur donne un sens plus restreint.
| Société des musées québécois | www.smq.qc.ca | Dernière mise à jour : le 6 janvier 2012 |