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Ateliers concomitants II -- Production |
Trois ateliers ont été présentés dans le contexte du deuxième axe de réflexion défini par les organisateurs des Rencontres, " Production ". Voici les comptes rendus rédigés par nos reporters
L'écriture pour les technologies de l'information ne s'improvise pas. L'approche de celles-ci est très particulière. Et, ne le cachons pas, il n'existe aucun secret, aucune recette à suivre pour élaborer ce type de média. Qu'a pu alors nous apporter cet atelier en terme d'usage de ces technologies? Nous avions devant nous trois intervenants de qualité et une animatrice de débat très dynamique. Tous parlaient de contenu avant de mettre en évidence le média. En effet, celui-ci reste avant tout un moyen de diffusion, une manière de véhiculer un message bien défini.
Guy Deflandre, scientifique et éducateur - entre autres passions - nous a fait une petite démonstration de son magnifique cédérom Une forêt dans la tête. Michel Jaffrenou, peintre sculpteur, vidéaste, nous a emmené dans ses univers délirants correspondant chaque fois très bien aux contenus mis en formes dans ses oeuvres de multimédia. Citons-en une : l'étonnant cédérom portant sur l'artiste Jean Tinguely.
Pierre Trahan, consultant expert en communication a apporté à ces deux exemples de production impressionnants et différents un recul nécessaire et pertinent. S'il n'y a pas de recettes à suivre pour la production de tels outils, il y a cependant quelques messages cruciaux à bien intégrer. Tout d'abord, la question du contenu est indissociable du public à qui l'on s'adresse. Comment alors connaître la clientèle ? Il n'y a pas non plus de pensée magique en la matière.
Ensuite, il est primordial de savoir exactement ce que l'on veut faire, de connaître les objectifs que l'on se fixe, et d'avoir quelque chose à dire (!!!) afin que le produit ait de la consistance. Il ne faut pas négliger le contenu au profit de la forme. Au contraire, il est important de créer une symbiose entre les deux, de lier le contenu à la manière de le dire. Dans ce but, une réflexion sur le média à utiliser s'impose donc. Sans quoi, on risque d'utiliser le mauvais média. Vouloir à tout prix utiliser les technologies de l'information peut parfois avoir des conséquences néfastes.
Enfin, notons que la majorité des technologies que l'on utilisera dans dix ans ne sont pas encore inventées. Alors, l'important est de bien saisir les principes conceptuels et de s'attarder à créer un contenu critique et de qualité. Une piste à suivre pour Bruxelles 2000...
Axelle Legros et Christian Bolduc - 18 septembre 1999
Madeleine Juneau commence l'exposé. Personnalité forte et grande volonté de parvenir à ses fins transparaissent dans son discours. Elle est responsable de la Maison Saint-Gabriel, un site classé d'intérêt national en 1965. Elle nous raconte avec beaucoup de conviction comment son « musée de campagne », parti de très peu de moyens, parvient à s'ouvrir sur le monde suite à des partenariats «" bien dosés ».
Bernadette Bonnier embraye ensuite sur le cas du Musée Félicien Rops de Namur en Belgique. Pour elle, le partenariat s'est lancé avec plus de facilité car une société est venue frapper à sa porte afin de proposer ses services. Les avantages de ce partenariat de départ et de ceux qui ont suivi grâce à l'énergie déployée par l'équipe du musée ont été multiples.
Didier Moreau,du centre de culture scientifique "Espace Mendès-France" présente, quant à lui, la possibilité d'engendrer de multiples partenariats afin de développer sites et cédéroms.
Les parcours de chacun sont diversifiés. Cependant, à travers leurs expériences, ils partagent quelques points en communs. En effet, nous aurions tendance à croire que l'apport des partenariats est avant tout financier. Il l'est certainement mais la relation vécue est tout aussi importante.
S'il s'agit d'un contrat avec une société conceptrice de site, il est crucial de définir exactement ce qui doit être sur le site afin d'obtenir exactement le contenu et la présentation voulue. L'esthétique et la créativité sont évidemment importantes mais la compétence l'est davantage. Il faut donc établir des liens avec le partenaire. Celui-ci doit " coller " à la mission, s'intégrer à l'institution afin de bien la comprendre. Citons l'exemple de la Maison Saint-Gabriel qui a trouvé son partenaire dans son propre quartier. Il y a entre ces deux institutions des affinités historiques et éducatives. Tout cela se négocie et la gratification mutuelle doit être présente.
Dans le cas du Musée Félicien Rops, le partenariat permettait à la société conceptrice de se doter d'une image culturelle non négligeable. En contrepartie, il offrait au Musée, un moyen de communication électronique, une qualité esthétique sur le site, un réseau relationnel (avec d'autres musées, des chercheurs, des universités étrangères, etc.) qui peut à son tour déboucher sur des partenariats d'autres natures (exemple: réalisation d'un catalogue par une doctorante en échange des services offerts par le musée).
Une dernière remarque importante : il faut trouver ce qui donne du sens à la présence de la collaboration. Chaque partenariat doit s'inscrire dans un projet culturel, scientifique. Jamais, il ne doit renoncer à son identité au prétexte des budgets.
Comme l'a affirmé Madeleine Juneau, l'essentiel de cet atelier n'était
pas d'arriver à ces exemples mais d'arriver à nous-même...
Axelle Legros - 18 septembre 1999
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Comment tirer son "épingle" du Web lorsque l'on est le 3 000 001e site en ligne? En guise de réponse à cette interrogation, M. Philippe Le Roux, consultant expert chez V(DL)2, a présenté un certain nombre d'éléments à considérer si on veut réaliser un bon site Web. Il a également précisé qu'il n'existait pas de recette miracle et qu'il fallait faire attention avant de ce lancer tête perdue dans l'univers fascinant d'Internet. Soulignons que 85 % des sites Web sont, ou ont été, un échec financier pour les commanditaires.
L'exposé de M. Le Roux s'est articulé autour de six principes
relatifs à l'efficacité d'un site Web :
En plus de bien expliquer les six principes de base, le conférencier
a pris soin d'illustrer ses propos à partir d'exemples de sites Web déjà
en-ligne. La grande force de cet atelier vient du fait qu'on y a également
présenté une série d'éléments que l'on a
généralement tendance à oublier. On y a abordé,
par exemple, le concept de continuité propre au cyberespace, l'importance
de lier le plus possible un site aux autres sites du réseau, la place
primordiale du contenu, etc.
Cet exposé a été fort apprécié par l'auditoire.
Il y avait des gens debout tellement ils étaient nombreux à vouloir
entendre les conseils de l'expert. À voir l'intérêt marqué
des participants, qui sont restés plus de deux heures à boire
les paroles de M. Le Roux, il sera très intéressant d'observer
comment les musées francophones vont réaliser la modernisation
de leur site Internet.
Christian Bolduc - 18 septembre 1999
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Le site est lancé, c'est le début de l'aventure !
Benoit Dubuc, de la firme de conception Web montréalaise Espace Courbe, nous a livré avec une belle générosité ses recettes de succès. Celles-ci valent de l'or, mes notes seront précieusement conservées. Je vous livre ici un résumé succinct ainsi qu'une courte bibliographie à dévorer dès que vous vous déciderez à créer votre site.
Voici les cinq ingrédients essentiels pour créer un bon site Web :
Côté processus de production, on trouve six éléments clés :
Les étapes de production, en ordre chronologique, se déclinent comme suit :
Ultimes conseils techniques!!!
Pour plus de détails, Benoit Dubuc suggère de consulter le livre : Secrets des sites web qui réussissent, de David Siegel (1997).
Voir également:
Bettina Cerisier - 18 septembre 1999
| Société des musées québécois | www.smq.qc.ca | Dernière mise à jour : le 6 janvier 2012 |