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Activités précongrès

Visites de musées et balades

Au Lac Saint-Jean

Le lundi 2 octobre après les activités concomitantes de formation, le comité régional a organisé une balade au Lac-St-Jean qui a permis de visiter le Musée du fromage cheddar à St-Prime et le Musée amérindien de Mashteuiatsh.

Musée du fromage cheddar
Photos : Hélène Béchard

Au Musée du fromage cheddar, nous avons eu le privilège de faire une visite commentée du logis du fromager avec Mme Perron, descendante d'Adélard Perron, le fondateur de la fromagerie en 1895. Témoignage émouvant d'une page d'histoire régionale, cette visite prenait une dimension particulière nous permettant de découvrir cette entreprise familiale bien implantée dans son milieu et qui en fait sa fierté.

Cette fromagerie unique en son genre a été classée bâtiment historique en 1989. Puis, riche de la collection d'outils et d'instruments d'époque, une coporation sans but lucratif a ouvert au public les portes du Musée du fromage cheddar en juillet 1992 . Une dégustation de différentes variétés de cheddar a permis de terminer en beauté notre rencontre avec un témoin éloquent de l'industrie fromagère québécoise.

Au Musée amérindien de Mashteuiatsh, c'est tout un pan de l'histoire culturelle ilnue qui est présentée selon le point de vue de la communauté. Érigé en 1977 sur les rives du Pekuakami (Lac Saint-Jean), le Musée a pour mission de sauvegarder le patrimoine culturel ilnu, d'en favoriser le développement, la promotion et la transmission aux générations futures. Gardien de la mémoire vivante d'un peuple, le Musée propose également une vitrine à la création artistique contemporaine ilnue et autochtone.

Démonstration de savoir-faire traditionnels et dégustation de bouchées aux saveurs du terroir accompagnées de tisane boisée ont agrémenté notre découverte de ce musée bien implanté dans sa communauté. Véritable agent d'intégration sociale, ce musée ou lieu de mémoire semble constituer une source de fierté locale.

 


Au Saguenay

Le lendemain, une promenade au Saguenay nous a conduits au Centre national d'exposition, juché sur le mont Jacob, et au Musée du Fjord à La Baie.


Musée du Fjord et économusée de savonnerie
Photos : Hélène Béchard

Au Centre national d'exposition, l'exposition Présences figuratives présentait une sélection de sculptures de 1940 à 1998 provenant des collections du Musée national des beaux-arts du Québec. Cette trentaine d’œuvres montrait l’intérêt de nombreux artistes contemporains pour la figure humaine ou animale. La deuxième exposition Marionetas de la Esquina 30 ans de théâtre de marionnettes proposait des maquettes de décors, des marionnettes et des esquisses de différents projets dans une mise en espace fort réussie. La dégustation de bouchées confectionnées à partir de produits du terroir et de vins locaux a ravi les congressistes également sous le charme de l'écrin naturel dans lequel se trouve le Centre national d'exposition.

Pour terminer en beauté, le Musée du Fjord nous attendait pour prendre le dessert et entrevoir, malgré la noirceur, la majestuosité de la Baie des Ha! Ha!. Les salles d'exposition nous dévoilaient tous les secrets du fjord du Saguenay et la vie de ses pionniers. L'exposition Nature extrême avec son simulateur de tremblements de terre, entre autres, faisait ressortir l'enfant en nous, avide de sensations fortes. Choyés par cet hôte attentionné, les participants sont repartis avec de charmants souvenirs du Musée et de ses partenaires.

Voisins du Musée du Fjord, deux économusées ont également ouvert leur porte aux congressistes malgré l'heure tardive. La verrerie d’art Touverre présente les secrets liés à la création d’une œuvre de verre et au verre soufflé, les origines du verre, les techniques de fabrication et de coloration de la verrerie. En plus de sa boutique, la Savonnerie Olivier explique quant à elle d’où vient le savon, sa découverte, la durabilité de ce produit indispensable. Bref, deux autres adresses à retenir quand on parcourt la région!

 

Marché aux expositions

Pour une troisième année consécutive, le Marché aux expositions a suscité l'intérêt des participants. Six institutions muséales membres de la SMQ ont présenté leurs productions ou projets d’expositions itinérantes dans une ambiance très conviviale. Les congressistes ont donc pu échanger avec leurs pairs, créer des contacts, amorcer de nouveaux partenariats et recueillir de la documentation spécifique aux expositions itinérantes.

 

Rencontre annuelle des usagers du Réseau Info-Muse

Cette année, Anne-Marie Zeppetelli, archiviste des collections au Musée d’art contemporain de Montréal a proposé une présentation à la fine pointe de l’actualité documentaire intitulée La conservation des vidéogrammes et des œuvres à composantes technologiques – le cas du Musée d’art contemporain de Montréal.

La conservation des œuvres à composantes technologiques pose de nombreux problèmes de conservation et soulève des questions très intéressantes auxquelles Mme Zeppetelli nous a fait réfléchir. Maintenant âgée de 30 ans, la collection vidéographique du Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) est constituée en majeure partie d’œuvres achetées directement aux artistes. Dans la plupart des cas, des copies de conservation ne sont pas autorisées, le musée ayant seulement acheté un temps de diffusion de celles-ci. Les bandes maîtresses des vidéogrammes ont une durée de vie de 10 à 15 ans et habituellement, un distributeur assume la responsabilité de conserver ces bandes. Par opposition, la durée de vie des CD, DVD et autres supports lasers peut s’étendre à 100 ans. Étant donné que la bande magnétique se détériore avec le temps, une solution a été envisagée : les numériser et les copier sur un serveur. Mais pour ce faire, il faut négocier une entente avec le distributeur qui est en général très réticent à donner cette autorisation. Au demeurant, cette entente s’avère souvent très dispendieuse.

En somme, les œuvres à composantes technologiques représentent des défis importants de gestion, de conservation et de documentation. Aussi, l’analyse des pratiques dans d’autres institutions muséales permet de mieux cerner les besoins spécifiques de cette collection. Il apparaît donc important de documenter l’œuvre, de préserver son intégrité et celle des équipements qui en font partie et de définir un code d’éthique notamment par rapport aux droits d’auteur. L’institution muséale doit également s’assurer, lors de l’acquisition d’une œuvre à composantes technologiques, que les droits des collaborateurs et des programmeurs (pour les logiciels utilisés par l’artiste) ne sont pas bafoués. La question se pose à savoir s’il est possible ou non de faire une nouvelle œuvre à partir d’un logiciel particulier.

D’autre part des œuvres commeThe Sleepers de Bill Viola, constituée de sept vidéogrammes dans autant de barils remplis d’eau ou Théorie du complot / Conspiracy Theory de Janet Cardiff, toutes deux dans la collection du MACM, montrent bien l’importance de comprendre la nature intrinsèque de l’œuvre. En effet, le concept sous-jacent et l’expression technique sont indissociables mais divergents à la fois. La documentation de ces œuvres comporte des données techniques considérables et il est souvent difficile de se tenir à jour dans l’évolution des technologies.En attendant la pluie / Waiting for the Rain, réalisée en 1987 par Michèle Waquant, comprend des moniteurs placés comme un totem qui présente quatre vidéogrammes simultanément. Depuis la création de l’œuvre, il a fallu passer de la technologie du vidéo Betamax au VHS, au disque laser et enfin, au DVD. Il va sans dire que chaque artiste a sa façon de voir l’évolution de son œuvre et le musée doit composer avec les contraintes que cela impose.

En somme, la nature même de ces œuvres soulève un bon nombre de questions d’actualité et des projets comme DOCAM (Documentation et conservation du patrimoine des arts médiatiques) parrainé notamment par la fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie et le MACM permettent de rassembler des spécialistes autour de ces questions et d’ouvrir d’intéressantes pistes de réflexion.

Par la suite, Hugo Barrette, spécialiste en informatisation des collections du Réseau Info-Muse, a présenté des gratuiciels pour l’utilisation des images numériques. Il est possible de consulter cette capsule d'information dans la section Conseils techno sous la rubrique Actualités de l’Espace professionnel.

 

Séance d'information et d'échanges

Comme l'année dernière, l'équipe de la SMQ a présenté l'état d'avancement de ses dossiers majeurs. Les membres peuvent consulter le plan d'action qui leur a été envoyé en novembre. Celui-ci comporte les principales activités de la SMQ pour l'année 2006-2007.

 


Lancement du guide électronique Comment documenter vos collections? Le guide de documentation du Réseau Info-Muse

Le Réseau Info-Muse a profité de cette journée précongrès pour procéder au lancement du nouveau guide électronique Comment documenter vos collections? Le guide de documentation du Réseau Info-Muse disponible en ligne. Par la même occasion, la version anglaise Documenting Your Collections: Info-Muse Network Documentation Guide a également été présentée.

La directrice, Françoise Simard, et le spécialiste en informatisation des collections, Hugo Barrette, ont parcouru les principales sections de ce guide en insistant sur les nouveautés. D'ailleurs une liste détaillée des principales modifications apportées (2006) permet aux utilisateurs de ce guide d'évaluer les incidences des changements sur leur travail de documentation des collections.

 

Assemblée générale annuelle

Dans le contexte où le gouvernement fédéral a annoncé des coupures non négligeables au Programme d'aide aux musées (PAM), les membres ont profité de l'assemblée générale annuelle, le 4 octobre au matin, pour adopter à l'unanimité deux résolutions demandant l'implantation d'une politique muséale canadienne assortie de fonds pour un financement pluriannuel ainsi que l'annulation de la décision de réduire l'enveloppe du PAM.

Pour lire les interventions de la SMQ et les résolutions en format PDF.

Durant cette assemblée, les membres ont également élu les membres du conseil d'administration 2006-2007 qui est composé des personnes suivantes :

Président : Guy Vadeboncoeur, directeur et conservateur en chef du Musée Stewart
Vice-présidente : Marie-Christine Coulombe, directrice du Centre d’exposition de Val-d'Or
Secrétaire-trésorier : Michel Vallée, directeur du Musée des Deux-Rives
Président sortant : Carl Jonhson, directeur général du Musée régional de Rimouski

Administrateurs :
Marcel Blouin, directeur d'Expression, Centre d'exposition de Saint-Hyacinthe
Valérie Bourgeois, coordonnatrice du Centre d'exposition sur l'industrie des pâtes et papiers
Sophie Fortier, coordonnatrice du plan stratégique de développement, Aquarium des Îles de la Madeleine
Monique Gauthier, secrétaire générale du Musée d'art contemporain de Montréal
Bernard Lamarche, conservateur de l'art contemporain au Musée régional de Rimouski
Luc St-Amand, directeur du Musée régional de Kamouraska

De gauche à droite : Michel Vallée, Bernard Lamarche, Marcel Blouin, Valérie Bourgeois, Guy Vadeboncoeur, Sophie Fortier, Luc St-Amand, Marie-Christine Coulombe, Carl Johnson et Michel Perron - Photo : SMQ

 

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Société des musées québécois www.smq.qc.ca Dernière mise à jour : le 4 septembre 2012