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Réflexions et analyses : 2004 (archives) |
Bon... Ça va mal Je ne devrais peut-être pas commencer comme ça. Vous le savez déjà, que ça va mal. En fait, soyons francs, ça va très mal dans le beau monde des musées québécois. Les musées sont mécontents, les muséologues sont mécontents, la Société des musées québécois est mécontente. Le ministère de la Culture et des Communications, lui, est débordé de revendications mécontentes. Et l’état des finances publiques menotte tout le monde. Alors, aussi bien dire les choses comme elles sont et laisser le titre comme ça.
Au fond, peut-être que nous en sommes à la croisée du chemin. Ça fait vingt ans que je travaille dans ce milieu. En vingt ans, j’ai assisté à pratiquement tous les congrès de la SMQ et je ne crois pas avoir pris la parole une seule fois. Je me suis dit qu’il serait temps que je le fasse. Parce qu’il y a quelques questions qui me viennent en tête. Je vous les présente, comme ça, sans prétention, en vrac. Vous y répondrez bien comme vous voudrez. De toute façon, vos réponses sont aussi valables que les miennes.
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Hervé Gagnon, Ph.D. Directeur, BlitZ Culture et patrimoine -- 15 décembre 2004
L'étude expérimentale de la transmission de la culture en contexte muséal : enjeux et perspectives Dans le cadre de la séance portant sur les enjeux actuels des pratiques muséales qui a débuté la deuxième journée du congrès annuel de la SMQ à Rimouski, Philippe Dubé, professeur au département d'histoire de l'Université Laval, a présenté une conférence sur l'étude expérimentale de la transmission de la culture en contexte muséal. Monsieur Dubé nous a livré des pistes fort intéressantes issues de nombreuses années de réflexion sur la question de la transmission de la culture. Par la même occasion, il nous a présenté en primeur le LAMIC, ce projet multidisciplinaire de laboratoire de muséologie et d'ingénierie de la culture. Au LAMIC, premier centre universitaire de muséologie expérimentale au Canada, les recherches sur l'objet, l'espace et le visiteur seront abordées tant sous l'angle du réel par l'expérimentation que sous l'angle virtuel par la simulation. La liste des spécialistes qui composent l'équipe tout comme celle des partenaires sont impressionnantes.
Le texte disponible ici dans la version qui a été présentée au congrès s'avère une occasion privilégiée de visiter "virtuellement" le chantier de ce laboratoire dont "les travaux, son rôle d'observatoire des publics et de veille technologique favoriseront le maintien du Canada et du Québec à l'avant-plan de l'innovation de la muséologie internationale".
Texte
Diapositives de présentation
Philippe Dubé, professeur Université Laval -- 14 octobre 2004
La collection des instruments scientifiques du Séminaire de Québec : problématique actuelle de mise en exposition En septembre 2003, j'ai eu le privilège de participer au 22e Symposium international sur les instruments scientifiques qui s'est tenu au Mariner's Museum en Virginie, aux États-Unis. Cet évènement annuel rassemble des conservateurs, des chercheurs et des spécialistes d'instruments scientifiques anciens, en provenance des grands musées du monde et membres de la Commission international des instruments scientifiques. Ainsi, des représentants du Musée maritime de Greenwich en Angleterre, de l'Institut d'Histoire des Sciences de Florence en Italie et de grandes collections des Pays-Bas pour n'en nommer que quelques-uns ont partagé, par le biais de conférences et de « posters sessions », les résultats de leurs plus récentes recherches en matière d'instrumentation scientifique ancienne.
En tant que conservatrice de la collection des instruments de physique appartenant aux prêtres du Séminaire de Québec et membre de la Commission, j'ai proposé au comité organisateur de ce symposium un projet de communication portant sur diverses problématiques engendrées par la mise en exposition et la diffusion de ces collections auprès d'un très large public. Il s'agissait en fait d'une première car la Commission se consacre plutôt à la promotion et à la diffusion de la recherche très spécialisée. Les problématiques entourant la mise en valeur et la diffusion de ces collections ouvraient donc sur de nouvelles perspectives.
Le texte qui suit présente le résumé de ma conférence.
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Sylvie Toupin, conservatrice des collections scientifiques, Musée de la civilisation -- 7 juillet 2004
L'ajout d'une spécialisation à la mission d'un musée régional Dès la fin des années 1980, plusieurs institutions muséales à vocation régionale ont été interpellées par les autorités gouvernementales québécoises. On leur demandait alors de considérer sérieusement l'ajout de spécialisations à leurs missions respectives, lesquelles étaient le plus souvent de type "généraliste". Cette démarche complexe et délicate visait à permettre le développement du rayonnement de ces institutions et aussi la consolidation des composantes d'un réseau muséal se voulant davantage "complémentaire".
Une quinzaine d'années plus tard et à partir d'un cas spécifique, celui du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, l'auteur de cet article vous convie à examiner de plus près les étapes, embûches, enjeux, et perspectives reliés à la concrétisation d'une telle opération qui fut aussi le lot de plusieurs autres intitutions muséales québécoises. Pour consulter le texte intégral
Daniel Bissonnette, directeur du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges -- 13 février 2004
Savoir pluriel et financement réduit Universités à distance, chambres de commerce, formateurs privés, collèges et organismes de toutes sortes nous invitent à suivre des cours, des sessions d’informations et des formations spécialisées dans des champs de compétence de plus en plus large. De l’accueil au tourisme en passant par la gestion, le marketing, l’informatique, les relations avec les médias ou les négociations collectives, les offres se multiplient, se diversifient, se complexifient. Mais n’y a-t-il aucune limite à notre capacité à absorber et à digérer une formation de plus en plus complexe et spécialisée et surtout pour qui et pourquoi? Pour consulter le texte intégral
Micheline Huard, directrice générale du Musée régional de la Côte-Nord -- 12 février 2004
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