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retour Déluge, verglas et autres sinistres   Au cours des dernières années, le Québec a connu des sinistres, qui ont causé bien des dommages, y compris dans les musées. Les interventions après le fait en ont sans doute atténué les effets néfastes. On peut toutefois se demander si, faute de pouvoir contrer les éléments naturels et éviter tous les accidents, on ne pourrait pas, par la prévention, réduire les risques et minimiser les effets négatifs des événements incontrôlables.

On se rappellera en effet que lors de la crise du verglas, plusieurs institutions muséales ont dû fermer leurs portes. Vu le manque d'électricité, de téléphone et, dans bien des cas, de personnel sur place, il s'est avéré impossible pour le Centre de conservation du Québec (CCQ) de leur fournir des informations requises par les circonstances et de s'enquérir de leurs besoins.

C'est finalement par l'entremise de la radio (Radio-Canada Montérégie) et des journaux, en particulier Le Devoir, que des informations ont pu être transmises. Nous osons croire que ces efforts auront contribué à réduire l'impact de cette panne, dont un seul musée, à notre connaissance, aura subi les contrecoups. Des tuyaux de chauffage non vidangés, ayant été endommagés durant la panne, ont provoqué d'importants dégâts dans les collections lors du retour du courant.

Le Centre de conservation du Québec, en vertu de sa mission, agit comme soutien lors de sinistres et travaille en matière de prévention en donnant des cours et en mettant à la disposition des institutions un plan de prévention des sinistres. Au cours des derniers mois, le CCQ a revu, corrigé et amélioré ce plan auquel il a ajouté un volet pour l'intervention en cas de sinistre.

À la suite de la crise du verglas, de grandes institutions de la région montréalaise, comme le Musée des beaux-arts, le Musée d'art contemporain et le Centre canadien d'architecture, ont signé un protocole d'entraide mutuelle en cas de sinistre. À Québec, le CCQ s'est associé au Musée de la civilisation, au Musée du Québec et à Parcs Canada dans une entente en cas de sinistre basée sur la complémentarité des institutions.

Dans le même ordre d'idées, Héritage Montréal, en collaboration avec l'Organisation de la sécurité civile du Québec, travaille depuis plusieurs mois avec les municipalités de l'île de Montréal à l'intégration de la protection du patrimoine dans leurs plans de mesures d'urgence. Un colloque, organisé en collaboration avec la Société des directeurs de musées montréalais, a d'ailleurs eu lieu au cours du printemps.

Enfin, conséquemment aux recommandations des commissions d'enquête, le gouvernement du Québec a revu entièrement son plan d'intervention en cas de catastrophe majeure. Plusieurs nouveaux ministères et organismes se sont vu confier des missions en cette matière.

Ainsi, depuis novembre 1998, l'organisation de la sécurité civile du Québec inclut-elle dans sa mission le volet «Protection des biens culturels», qui englobe le patrimoine immobilier et le patrimoine mobilier. Progrès sans précédent pour le Québec, cette mission a été attribuée au ministère de la Culture et des Communications, qui compte en organiser le fonctionnement sur une base régionale en collaboration avec les milieux en cause, notamment la Société des musées québécois, dont les membres seront invités à participer à ce projet collectif.

L'information sur cette nouvelle mission sera diffusée à mesure que se fera sa mise en place.

Michel Cauchon, Centre de conservation du Québec -- 1er septembre 1999



retour Brève histoire d'un très long dossier ou le parcours du combattant pour une politique muséale québécoise   Des centaines d'institutions muséales réparties dans l'immense territoire québécois. Des institutions de toutes typologies, de tailles diverses, avec des mandats différents, dotées de collections que l'on ne connaît pas toujours très bien, mais toutes résolument axées sur l'objectif de diffuser leur savoir aux différents publics qu'elles servent. Un gouvernement qui a la responsabilité d'assurer la préservation et la mise en valeur du patrimoine québécois, et de donner accès aux produits culturels, biens essentiels à toute la population, où qu'elle soit, partout au Québec. Voilà une équation qui résume la nécessité d'une intervention étatique pour consolider, assurer un développement cohérent du réseau muséal québécois, qui respecte les particularités des régions. Alors que les ressources se raréfient, que la concurrence s’intensifie, il est urgent de faire en sorte que les actions soient multiplicatrices, qu'elles facilitent les partenariats et que l'on se rende enfin compte que les musées constituent un formidable réservoir de savoir en toutes disciplines actuellement sous-utilisé. Les institutions muséales sont certes des acteurs culturels importants; ils sont aussi des acteurs sociaux, des agents de développement économique et touristique, des producteurs de sens et de savoir.

Centres d'exposition, musées, petits ou grands, sites historiques, centres d'interprétation tissent ce réseau avec des équipements dont il faut bien dire que certains sont mieux pourvus que d'autres, qui ont en commun la volonté de réaliser leur mandat, mais dont malheureusement un très grand nombre connaît une situation très précaire. Ce réseau est intéressant et, dans maints cas, exemplaire et novateur; il a un riche potentiel, des professionnels chevronnés l'animent, mais il manque cruellement de ressources. Précisons ici qu'il n'y a pas de modèle unique, qu'une politique devra être à géométrie variable, que la situation de la métropole diffère de celle des régions et que, dans ce cas-là aussi, cohabitent plusieurs modèles, petits centres ou institutions d'État ou à mandat national. Que certains secteurs, dont la muséologie scientifique, auront besoin de mesures particulières. Et que cette politique ne saura être figée dans le temps. Et que si elle balise la consolidation et le développement des musées, elle devra aussi être évolutive.

En septembre 1999, s'écrira un nouveau chapitre de cette aventure avec la présentation par le MCCQ de son projet. La suite est attendue avec impatience.

Les revendications de la Société des musées québécois pour l'obtention d'une politique muséale gouvernementale québécoise ne sont pas récentes. Les premières demandes datent de plus de quatorze ans. En 1994, le ministère de la Culture et des Communications déposait un énoncé d'orientation : Le réseau muséal québécois. S'ouvrir sur le monde. Si ce document avait plusieurs vertus et qu'il fût suivi de mesures concrètes, toutes, précisons-le, ne furent pas mises en pratique, et il ne répondait pas à toutes les attentes du milieu et avait occulté certains aspects importants de la pratique.

La SMQ prenait un an plus tard la décision d'aller consulter ses membres dans toutes les régions afin de dresser un portrait de la situation, de déterminer les besoins criants, d’établir les priorités. En résultait le document Vers une politique muséale, suivi d'un autre exercice démocratique d’établissement de priorités quant aux objectifs et aux mesures, inscrit dans le document Vers une politique muséale : l'invitation. Après force pressions auprès du Ministère, un comité conjoint fut mis sur pied pour analyser ces demandes, et il recevait, en septembre 1998, le mandat clair d'évaluer la pertinence d'une politique. Si tel était le cas, d'en proposer une table des matières. Inutile de préciser que de la part de la Société, la preuve était faite depuis fort longtemps.

Depuis, les travaux se sont poursuivis, traversés par un changement de mandat au ministère de la Culture et des Communications avec l'annonce selon laquelle la politique muséale ne serait pas gouvernementale mais ministérielle et qu'elle serait suivie d'une politique patrimoniale. Il va sans dire que la Société des musées québécois entend demeurer non seulement vigilante, mais également active au sein de ce dossier tant et aussi longtemps qu’il le faudra.

Hélène Pagé, présidente, Société des musées québécois -- 1er septembre 1999



retour Un pas de géant vers l'accès aux collections   En 1995, la Société des musées québécois (SMQ) déposait un projet auprès du Fonds de l'autoroute de l'information (FAI) du gouvernement du Québec. En réalisant ce projet, la SMQ souhaitait aider les institutions muséales à accéder à l'inforoute en leur donnant accès à Internet et en leur permettant de se joindre au Réseau Info-Muse (RIM). Ce texte vous permettra de connaître les résultats et les conclusions entourant ce projet. Pour consulter le texte intégral

Françoise Simard, France Desmarais et Madeleine Lafaille, Réseau Info-Muse -- 31 août 1999



retour Internet, une manne de ressources   Se brancher sur Internet, le réseau des réseaux, donne accès à une multitude de possibilités. Ce texte fournit des informations utiles et des conseils pour tirer le meilleur parti possible du courriel et de la navigation sur le Web. Comprend également des consignes pour le branchement. Pour consulter le texte intégral

Jules Morissette, Musée de la civilisation (Québec) -- 4 août 1999



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